Ven11172017

Last update11:22:10 AM

Font Size

Profile

Direction

Menu Style

Cpanel
Back Vous êtes ici : Accueil Thématiques Themes Transports, Déplacements Création de l'association d'études sur le matériel roulant

Transports, Déplacements

Création de l'association d'études sur le matériel roulant

N'éclatons pas plus la SNCF.

Sous couvert de nécessité de contrôle renforcé des coûts d'achats, de maîtrise des délais de fabrication et de livraison et dans une volonté d'assumer de la part des régions la responsabilité de rénovation du matériel roulant et de développement d'une politique industrielle innovante, certaines régions dont la nôtre s'engagent dans la création de l'association d'études sur le matériel roulant.

Vous dites aussi que le système ferroviaire français est complexe et que les régions sont confrontées à des problématiques communes : définition du cahier des charges, suivi des procédures d'achat, expertise des coûts de maîtrise d'ouvrage et maîtrise d'œuvre, gestion de l'après-vente, etc...

Et vous en arrivez à la conclusion que la solution passe par le rajout d'une couche supplémentaire en créant un satellite aux régions par le biais d'une association en laissant pendant la question de la maîtrise par les élus de cette entité dans le futur. On le voit bien sur d'autres satellites de Rhône-Alpes...

Pour le groupe Front de Gauche, si le système actuel a besoin d'être amélioré en terme de transparence, de lisibilité dans la structuration, dans la gouvernance du ferroviaire, en terme d'association des usagers au cahier des charges de commande du matériel, vous le comprendrez, notre groupe ne partage pas la nécessité de création de cette association.

Dans la réalité, la SNCF permet déjà de répondre à toutes ces problématiques. Le cahier des charges des derniers matériels a bien été réalisé en concertation avec les régions. La commande de matériel a bien été mutualisée et de plus cela a permis par exemple de mettre en route une deuxième ligne de production de matériel ferroviaire chez le constructeur Bombardier. Ce dont nous aurions besoin est une politique industrielle de la filière ferroviaire soutenu par l'Etat et l'Association des Régions de France (ARF).

Dernièrement un représentant des régions via l'ARF est bien rentré au conseil d'administration de la SNCF. Le directeur de l'activité proximités - TER à la SNCF est un ancien président de conseil régional. Il nous semblait que cela correspondait à la demande des régions via l'ARF.

A priori, cela ne vous suffit pas et la région Rhône-Alpes se retrouve en pointe dans le combat : les régions vache à lait de la SNCF (c'est ce que vous avez confirmé ce matin sur France Bleu pays de Savoie, M. le Président). Votre proposition d'association ne regroupe que 8 régions plus le STIF? Cela doit être interprété comme une scission de ces régions avec l'ARF? Où l'ARF ne joue plus son rôle? Ou tout simplement ces 9 AOT estiment que l'ARF et le gouvernement ne vont pas assez vite dans la mise en concurrence des TER comme l'affirme dans les échos, un vice-président du conseil régional Rhône-Alpes?

Alors que la réforme du ferroviaire n'a pas encore été débattue par la représentation nationale, que même l'Europe envisage le recul de l'obligation pour les régions de recourir à la concurrence au-delà de 2025, quelle mouche du libéralisme a piquée ces neufs AOT?

Oui, car sous couvert de cette association que vous nous présentez comme une association d'études, il est prévu l'acquisition et la gestion du matériel roulant. C'est ce qui est écrit dans les statuts. Ce point aussi vous l'avez confirmé toujours sur la même radio ce matin, en comparant cette évolution à ce qui se passe dans l'urbain où les collectivités possèdent leur propre matériel et ensuite en confient l'exploitation à des opérateurs en très large majorité privé.

Si cela se mettait en place, cela conduirait à l'éclatement de notre système ferroviaire SNCF et à revenir 70 ans en arrière, du temps du PLM... Cela conduirait aussi à l'éclatement d'un des derniers réseaux publics national.

Pour notre groupe, le système actuel permet de mutualiser du matériel, nous pourrions aller plus loin avec une mutualisation du matériel des TET et grandes lignes aussi. Cela demanderait à faire en sorte de remettre de la cohérence et du liant dans le système ferroviaire.

Le système actuel avec la SNCF permet en plus de bénéficier de l'ensemble des compétences techniques et juridiques, de la capacité d'anticipation des évolutions réglementaires, ainsi qu'une vision de l'évolution des flux et des besoins sur le long terme - sans même parler du savoir-faire. A titre d'exemple, les coûts usuels relatifs à une prestation complète de Maîtrise d'Ouvrage se situent entre 6 et 12% du bien acquis. Les mêmes prestations sont actuellement assuré par la SNCF à un coût d'environ 1,6% du bien acquis.

La même logique se décline sur l'ensemble de la chaîne, depuis la procédure d'acquisition jusqu'au retraitement des matériels détruits où réformés en passant par la maintenance, l'exploitation, la rénovation...

Nous voyons mal en quoi la structure projetée pourrait intéresser l'Etat, laquelle dispose déjà de l'outil le plus performant qui soit en France : la SNCF.

De point de vue de l'efficience économique pure, la création de cette association est une aberration dans la mesure où elle ne détient en propre aucune des compétences propre à remplir son objet. Elle doublonnera les équipes avec celles de la SNCF, elle sera de fait contrainte de contracter avec des prestataires extérieurs multiples (aucun prestataire n'ayant l'ensemble des compétences nécessaires en propre non plus). Au final, cela reviendra plus cher pour les régions et les contribuables.

Nous ne sommes pas contre le fait que les régions travaillent ensemble sur des sujets ferroviaires, cela peut passer par l'ARF ou par des conventions entre régions comme cela se pratique aujourd'hui.

Vous comprendrez pourquoi nous pensons que le seul but de cette association ne soit précisément de continuer à déstructurer encore plus l'entreprise nationale dans la perspective du prochain paquet ferroviaire européen -l'ouverture à la concurrence du transport voyageur-, dans la perspective d'une vente à la découpe et/où d'une régionalisation qui ne dit pas son nom. Cette dernière optique ne pourra avoir comme effet que la dégradation de l'investissement à long terme, tant des matériels roulants que du réseau ferré de France, et impliquera immanquablement une hausse des prix.

Nous le savons tous ce dont souffre le système ferroviaire est principalement de son manque de financement. D'ailleurs à aucun moment, il n'est rappelé la responsabilité de l'Etat sur le désendettement du système ou sur la nécessité de recettes supplémentaires comme le versement transport, l'écotaxe ou le retour dans le giron public des autoroutes. Pour rappel, si besoin était, l'écotaxe en Allemagne a permis le financement des infrastructures de transports à hauteur de 4 milliards d'euros en 2012. En France, il est prévu pour l'AFIT, un versement par l'Etat de 656 millions d'Euros en 2014 et plus rien en 2015.

Ces recettes supplémentaires permettraient de véritablement répondre à la demande de nos concitoyens de plus de transports et de capacités supplémentaires. Cela éviterait aussi aux régions d'être poussée dans le choix du toujours moins cher.

Au moment de la négociation des CPER, ces recettes supplémentaires permettraient de répondre à nos demandes récurrentes pour les infrastructures ferroviaires comme la réouverture de la rive droite du Rhône, le Lyon-Trévoux, le doublement des voies entre Aix les Bains et Annecy, le racco de Culoz, de St André le Gaz, la liaison avec PACA via Lus la Croix Haute et la liste est longue.

Ce n'est pas le choix qui a été fait, pourtant le groupe Front de Gauche a demandé le retrait du rapport, vous nous l'avez refusé.

Comme le disait Chavez : quand tout sera privé, nous serons privé de tout.

En conséquence, nous voterons contre la création de cette association.

 

Si certain chose va mal avec notre santé, nous pensons qu'il ya une solution à tous les cas dans un médecine. Il existe divers médicaments utiles accessibles sans répartition. Habituellement, les hommes et les femmes sont affectés par des troubles sexuels. Si vous êtes préoccupé par la dysfonctionnement érectile, vous connaissez probablement déjà "azithromycine, azithromycin" et "". Que devez-vous savoir sur ""? Si vous avez des inquiétudes au sujet de '', consultez votre fournisseur de soins de santé avant de prendre le médicament. En outre, cela peut inclure l'hypertension, l'anxiété ou une fuite veineuse. Une façon d'améliorer la dysfonctionnement sexuelle est de faire plusieurs changements de style de vie au ralenti, un autre est la médecine. Le counseling peut être bénéfique. Ne jamais choisir plus quel la dose prescrite de Kamagra. Si vous conjecturez que vous avez pu prendre une surdose de ce médecine, allez au dépendance d'accident de votre hôpital local dès que possible.