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Lycées, Formation pro, Université, Recherche

Avenant à la convention cadre Etat-Région pour une vision partagée de la refondation de l’école et une coopération renforcée

 

Intervention de Patrice VOIR et François AUGUSTE

Monsieur le Président, Cher(e)s collègues,

Faisant suite à l'adoption de la Loi dite de refondation de l'école de la République en juillet 2013, notre collectivité a choisit d'établir avec les autorités académiques et les lycées des contrats d'objectifs tripartites à titre expérimental. Ceux-ci se fondent sur une convention cadre établit entre la Région et l'Etat en Juin dernier, objets de cet avenant.

Avant que François Auguste ne développe plus spécifiquement les questions de laïcité et d'école je voudrais rappeler le regard que porte le Front de Gauche sur ce qui apparaît de plus en plus comme la volonté d'aller vers une autonomisation à la « LRU » de nos lycées.

Certes, un travail coopératif au service de la réussite de tous les élèves a vu le jour ce qui est de nature à nous réjouir et nous défendrons tout ce qui ira dans le sens d'une meilleure articulation de nos compétences et de nos politiques avec nos partenaires en conservent et respectent les prérogatives des uns et des autres.

Ce rapport comporte 2 dimensions, il y a d'abord, je cite, « le renforcement de la logique de collaboration et de partage des compétences éducatives entre l'Etat et les Régions ».

Cette phase est à elle seule, tout un programme, et ce n'est pas un programme scolaire.

Le principe de partage des compétences éducatives entre l'Etat et les Régions est lourd de danger pour l'unicité et le caractère national du service public de l'éducation.

Nous sentons bien que la Région a quelques velléités quant à l'éducation ou la pédagogie, portée, peut-être, par le désir d'une régionalisation de l'Education Nationale.

La préoccupation de « revitaliser l'autonomie des EPLE » n'est pas la conception de l'éducation national que nous portons, dès lors qu'elle met en concurrence les établissements, les disciplines, les personnels et au final les élèves. Nous avons déjà connu la LRU pour les universités, ou, dans la santé, la Loi HPST sous Sarkozy, il n'est pas imaginable que les lycées connaissent le même sort et soient mis au diapason du dogme libéral.

Ainsi, oui, le Front de Gauche est favorable à toute démarche qui ira dans le sens d'une école ouverte sur son territoire, sur le monde qui l'entoure mais certainement pas une école ouverte aux seuls besoins économiques du territoire. En d'autres termes je veux rappeler ici que l'essence de l'école de la République est de former des citoyens et non des travailleurs. L'école doit être le lieu de la rupture avec les déterminismes, quels qu'ils soient. C'est l'école républicaine qui par ses contenus et ses pratiques doit créer les conditions de l'émancipation.

Voilà qui me permet de laisser la parole à Mr Auguste.

Mr le Président, chèr-e-s collègues,

La deuxième dimension du rapport consiste à réaffirmer dans la convention l'attachement de l'Etat et de la Région à la promotion des valeurs et des principes de la République ainsi que le principe de laïcité tel qu'il est défini dans la charte de la laïcité à l'école.

Il est évident que favoriser l'appropriation de cette charte est une bonne chose, et ça l'est d'autant plus que visiblement on ne met pas tous la même chose derrière le mot laïcité.

Il y a ceux qui s'en servent pour stigmatiser les religions et il faut le dire une religion en particulier la religion musulmane.

Il y a ceux qui en ont une vision restrictive uniquement attaché à la séparation entre l'Etat et les religions.

Or la laïcité est d'abord un principe émancipateur, un principe politique et social, celui de la souveraineté du peuple.

Elle suppose liberté de conscience, 1ère des libertés, d'où découle celle de pensée et celle de religion, elle suppose aussi égalité des droits, volonté de vivre ensemble, fraternité. Jean Jaurès disait : « la démocratie n'est pas autre chose que l'égalité des droits, démocratie et laïcité sont deux termes identiques ».

La charte de la laïcité que nous proposons d'intégrer à la convention n'est pas une sorte de prêt-à-porter réductible à une liste de règles défensives et d'interdits. Elle est avant tout une conception progressiste de la société et rien de bon ne pourra se faire s'il n'y a pas en même temps un renouveau de la citoyenneté et de la politique.

Quant à l'enseignement du religieux à l'école, je veux citer ce qu'en a dit Régis Debré : « l'enseignement du religieux, n'est pas un enseignement religieux ».

Il vaudrait d'ailleurs mieux parler d'enseignement des cultures que d'enseignement du « fait religieux » en le réduisant aux 3 monothéismes. Toute explication mythique n'est pas nécessairement religieuse. Il y a une extrême diversité des croyances et des cultures.

C'est l'enseignement de ces cultures, dans leur diversité sans les ramener au seul fait religieux qui est à l'ordre du jour. Ce serait un comble d'être frileux pour un enseignement laïque des cultures, des faits religieux à l'école alors que le monde et les médias ont envahi ce champ là.

Pour conclure, je veux simplement dire qu'une charte ne résume pas tout et que ce sont surtout les actes qui comptent. Les actes d'une politique sociale, d'une politique qui s'attaque à la religion de la finance, d'une politique qui fait progresser l'égalité et le vivre ensemble.

Nous voterons ce rapport.

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