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Organisation Générale, Finance

COMPTE DE GESTION 2013

D'abord une remarque sur Rhône-Alpes Tourisme. Bien qu'encore trop tourné vers le sacro saint développement à l'international, nous apprécions toutefois que nous agissions en faveur du départ en vacances des familles les plus modestes. Cette possibilité ne cessant de reculer depuis 10 ans même en Rhône Alpes où cela paraît pourtant plus simple en particulier par la proximité de la montagne.

S'il y a eu une meilleure récolte des informations auprès des établissements bancaires, le rapport lui même met en exergue " la faible valeur ajoutée des réponses ". Ce qui signifie en langage plus clair que ces informations ne sont pas suffisantes pour évaluer le comportement et les liens entre les paradis fiscaux et les banques.

Cette transparence nécessaire et exigée par les citoyens, pourrait être une condition de contractualisation d'emprunt auprès d elles. Ceci dit reconnaissons que c est le pot de terre contre le pot de fer. Et on sait qui casse ... Et que le système financier appelle des contraintes légales d'un tout autre niveau bien plus coercitif.

Une petite remarque tout de même. Nous avons contracté de l'emprunt pour financer le ferroviaire et les investissements dans les lycées avec une banque, la BEI. Son siège est au Luxembourg. Certes cet Etat n est pas visé par la liste établie puisque les États et Territoires dit non coopératifs puisque ceux ci seraient au nombre de 8. En fait on a pas vu, mais le monde a changé. Bon soyons sérieux, le Luxembourg fait partie de la liste noire des paradis fiscaux établie par L'OCDE. Il y règne le secret bancaire. Il serait même deuxième sur la liste des meilleurs paradis fiscaux publiée par Forbes en 2010. Bref ça n'est ni sérieux, ni honnête ! On affiche des résolutions qui ne sont en rien respectées. Et après on se demande pourquoi les gens ne votent plus.

Nous avançons en la matière, par exemple les sentiers sylvicoles où peut-être plus facilement qu'auparavant, nous avons fait entendre que la protection de ces espaces exigeait aussi de ne pas verser dans le marché carbone. Percevoir la contradiction entre l écologie et le système capitaliste est tout à fait positif et nécessaire.

Bon reconnaissons que nous avons des marges de progression, deux exemples simples : un bâtiment, le siège du conseil régional dont la thermie est erratique et des visioconférences que nous sommes toujours incapables d'organiser. Peut être une manière de soutenir les cheminots, ça serait bien !

Mais plus fondamentalement le contexte là aussi pèse. Ainsi après un beau travail collectif, nous avons créé un tiers investisseurs permettant de financer à moindre coût les travaux de rénovation, pour diviser par trois les consommations énergétiques des bâtiments publics. Réduction absolument nécessaire pour lutter contre le réchauffement climatique qui compromet l'écosystème humain lui-même.

Ségolène Royal, nouvelle ministre de l'écologie ne propose aucunement dans son projet de loi sur la transition énergétique de remettre en cause le monopole des banques en matière de crédits. Or c est une nécessité pour donner de l'ampleur et de l'efficacité à ce dispositif.

Hollande avait raison de dire que son ennemi est la finance mais vraisemblablement entre temps, il y a eu réconciliation.

Concernant le Compte administratif :

D'abord je passe sur la référence à la note de l'agence de notation , je vous renvoie pour cela aux interventions que j ai faites toutes ces années passées . J indiquais alors clairement quels étaient leurs critères : libéralisation, amoindrissement de la protection sociale ennemie de la croissance, concurrence imposée à nos services publics, archaïques et inefficaces etc, etc. Bref une évaluation objective et neutre. Vraisemblablement la pédagogie n'est pas toujours l'art de la répétition.

Au-delà de cela, qu'apprend t'on à la lecture de ce rapport.

Deux lectures possibles : l'une fondée sur une bonne anticipation des dépenses caractérisées par de bons taux d'exécution. Une santé financière qui sans être florissante et pour cause, est tout à fait correcte et nous garantie de vraies marges en matière d'investissements. J'en veux pour preuves : l'autofinancement de 68% de l'investissement (hors certes croit bail mais tout de même), un ratio annuel bas. Investissements publics souvent caractérisés par l'intérêt général, ultime moyen de soutien à une activité d'utilité sociale et écologique dans le meilleur des cas.

Une autre lecture est possible qui pointe un certain nombre de contradictions.

Faire de la jeunesse et de l'accès aux diplômes une priorité est majeure. Mais quand on passe à la mise en œuvre, cela se complique. Conformément à une méthode gouvernementale désormais classique puisque partagée par les gouvernements qui se sont succédés, à savoir le transfert de responsabilité, de compétences sans compensation financière comme c'est le cas concernant aide aux employeurs d'apprentis.

Ensuite il est écrit : " L'ampleur de la crise en 2013 a imposé de donner la priorité à l'emploi et à préparer l'avenir, malgré un contexte de finances publiques tendu et instable." La première d'entre ces contradictions est la suivante : comment soutenir l'activité, je répète, d utilité sociale et écologique - nous ne sommes pas pour la croissance aveugle donc sans conscience - dans un contexte d'austérité.

Comment faire quand les recettes globales augmentent à peine à hauteur de l'inflation. Comment faire quand le gouvernement fait le choix de baisser les concours destinés aux collectivités. Comment voulez vous dans ces conditions que cette fichue courbe - celle du chômage - s'inverse. Ce qui est nommée pudiquement participation au " redressement des comptes publics " signe le glas des politiques publiques.

Comment allons faire alors ? Baisser les crédits consacres aux dépenses de personnel ? Au détriment de leurs conditions de travail et de la qualité du service rendu.

Comment on va faire alors ? -5% pour tout le monde ? Ou -7, ou - 10. Au moins c'est équitable. Ou encore arrêt sans concertation des crédits territoriaux ?

Tout cela est parfaitement conforme aux desiderata de la commission européenne et du patronat.

S'il n'y a pas un vrai changement de cap, on ne s'en sortira pas ! Et ça seul le vote et le peuple pourront le faire.