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Développement éco, Emploi, ESS, innovation sociale

BIJOUX GL : L’EXEMPLE DU GACHIS HUMAIN ET INDUSTRIEL

Pourquoi en sommes-nous arrivés à un dépôt de bilan avec redressement judiciaire et plus de 200 licenciements à la clef ? Il y a près de 2 ans, les Elus du Comité d'Entreprise avaient par l'utilisation du « droit d'alerte » mis à jour les dérives de la gestion des actionnaires et le manque de réorientation de la stratégie économique de l'entreprise.

Après avoir gagnée de l'argent depuis des années et distribuée des dividendes et après avoir délocalisé une partie de la production en Thaïlande avec licenciements au Cheylard pour augmenter la rentabilité, les actionnaires petit à petit ont abandonnés leurs responsabilités et conduits à la situation actuelle.

Cette situation n'est pas typique aux Bijoux GL, on la retrouve dans bons nombres des fermetures actuelles. Les actionnaires prennent les dividendes lorsque tout va bien et laisse les dettes lorsque l'entreprise n'est plus rentable. Les conséquences sociales restent en charge de la solidarité nationale (pole emploi pour le chômage et la sécurité sociale pour les cotisations non payées).

La question d'une loi pour conduire les actionnaires a assumer, y compris sur leurs biens personnels, leurs responsabilités sociales devrait être votée, c'est du moins la proposition des parlementaires communistes.

Elle aurait pour conséquences de faire réfléchir à 2 fois, les actionnaires avant toute décision hypothéquant l'avenir de l'entreprise ou bien de leur en faire assumer les conséquences.

Revenons à la situation actuelle des salariés des bijoux GL :

L'entreprise est mise en redressement judiciaire et ses nouveaux dirigeants ont la responsabilité, d'ici quelques semaines, de présenter au tribunal un plan de continuation d'activités.

Selon ces responsables, un plan de plus de 200 licenciements est nécessaire pour rendre « attrayante » l'entreprise aux yeux de nouveaux investisseurs.

La variable d'ajustement est donc encore une fois le niveau d'emplois !

Toutes les études de l'expert du Comité d'entreprise démontrent que c'est la stratégie choisie par l'ancienne direction qui est en cause.

C'est donc une réorientation de l'activité avec des perspectives de marchés qu'il faut présenter au tribunal de commerce accompagnée de propositions d'investisseurs, Investisseurs d'ailleurs annoncés par un parlementaire ardéchois.

En effet, sans perspectives, nous pouvons penser, au regard des expériences, que de nouveaux emplois pourront être menacés.

C'est pourquoi, j'ai demandé et obtenu partiellement le rapatriement d'une partie de l'activité délocalisée en Thaïlande.

Aux côtés des salariés, des représentants syndicaux, je vais continuer à m'opposer à ce plan de suppressions d'emplois, pour en limiter au maximum les effets.

Dans le même temps, avec les Elus Communistes, les Parlementaires Communistes et Front de Gauche, nous continuerons à agir pour obtenir des lois qui permettent aux salariés de prendre part aux choix stratégiques des entreprises. Dans le cas des Bijoux GL, si les propositions des salariés, présentées par les Elus du Comité d'Entreprise, avaient été prises en compte, nous ne parlerions pas de suppressions d'emplois.

Dans un territoire des Boutières, fragilisé par des baisses d'effectifs dans le textile, comme chez Chomarat qui je le rappelle bénéficie chaque année d'un crédit d'impôt « recherche et développement » alors que là aussi une partie de l'activité a été délocalisée, la filière bijoux, le savoir-faire des salariés aurait dû permettre de créer de l'emploi.

Jusqu'à quand le Gouvernement, nos partenaires du PS et d'EEV vont-ils laisser les pouvoirs au monde économique. Je le réaffirme encore ici, dans cet article à vocation publique : Si celles et ceux à gauche, qui ont aujourd'hui la responsabilité de gouverner notre pays, ne mettent pas en place des textes contraignants les actionnaires à assumer leurs responsabilités.

Le chômage continuera à croître, les salariés se détourneront de la gauche et le risque d'un retour de la droite voire pire sera réel.

J'en appelle donc à un sursaut politique et celui-ci passe en Ardèche par des prises de position sans ambiguïté dans les dossiers sociaux locaux mais aussi nationaux soumis au Parlement et au Sénat.