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Développement éco, Emploi, ESS, innovation sociale

L’ACCES À L’EMPLOI DURABLE ET À LA SECURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS DES RHÔNALPINS,

LEVIERS DE L'ACTION REGIONALE EN FAVEUR DE L'EMPLOI

Le contenu de la délibération que nous examinons à l'instant, dans la période où nous sommes, n'est pas anodin.

 

Dans une région qui compte 450 000 demandeurs d'emploi à l'heure où nous parlons, parmi lesquels de très nombreux jeunes (en augmentation de 10% sur 12 mois). Dans un pays où, vous l'avez rappelez madame la vice-présidente, 80% des embauches se font aujourd'hui en contrats précaires, et que ceux-ci concernent d'abord les jeunes et les femmes ; on peut dire je crois que dans cette crise, les salariés ont déjà beaucoup donné, trop donné et payent aujourd'hui très cher la situation économique et sociale que connait notre pays et singulièrement notre région.

Alors, à l'heure où l'on parle d'un accord national qui pourrait remettre en cause les fondements même du code du travail ; délibérer pour parler de sécurisation des parcours professionnels, d'emploi durable, de CDI , n'est pas anodin et nous sommes satisfaits de voir que la région décide à travers cette délibération de renforcer et développer ses dispositifs existants pour soutenir l'emploi durable.

Vous avez dit tout à l'heure, madame la vice-présidente, dans votre présentation de la situation économique et sociale de notre région, combien les territoires déjà fragilisés sont les premières victimes de la crise. Je renvoie ici chacun d'entre nous à la logique qui a présidé à l'élaboration du Schéma Régional de Développement Economique et d'Innovation (SRDEI) que nous avons adopté il y a deux ans. Celle-ci visait le développement harmonieux de nos territoires.

D'évidence la situation actuelle aggrave les déséquilibres et tout ce qui irait dans le sens de faire de certains territoires des zones hautement attractives au détriment d'autres qui sombreraient comme c'est le cas actuellement est effectivement extrêmement préoccupant, extrêmement préoccupant.

Nous sommes donc satisfait de voir que cette délibération traite de l'emploi pour dire « emploi durable ».

Nous sommes satisfait de voir que nous proposons et arrivons à un accord avec les acteurs principaux de la formation professionnelle que sont l'Etat, les partenaires sociaux et nous même. Je rappelle d'ailleurs à madame Fabienne LEVY [Ndlr : élue UDC] que près de 80% de la dépense de formation professionnelle dans ce pays se fait avec l'argent des salariés, géré de manière paritaire dans les organismes paritaires collecteurs. Il est donc évidemment très important d'arriver à s'entendre pour que l'ensemble de ces acteurs majeurs coordonnent leurs initiatives pour la plus grande efficacité possible au service des jeunes, des demandeurs d'emploi, pour tous ceux et toutes celles qui ont besoin d'accéder aux compétences les plus élevées.

Nous sommes satisfait de voir que la région s'engage dans la mise en œuvre des emplois d'avenir. Je veux seulement faire deux observations sur ce plan. Ils vont concerner 150 000 jeunes et, nous le savons, dans notre système scolaire il sort chaque année environ 150 000 jeunes sans qualifications reconnues. Si ce dispositif d'emploi d'avenir, dont les qualités n'échappent à personne, n'est pas associer à un grand projet de réforme de l'Ecole se fixant l'ambition de la réussite de tous les enfants de ce pays, nous n'allons faire que compenser une situation qui risque, si rien n'est fait naturellement, de se reproduire éternellement.

Nous attendons pour notre part une grande réforme de l'école avec l'ambition qui pourrait associer toutes les dynamiques de cette société, sans doute la question des rythmes scolaires n'est qu'une toute petite partie du problème mais malheureusement c'est celle qui a les honneurs des premières initiatives.

Nous sommes donc satisfaits de voir que la Région s'engage pour le développement des emplois d'avenir et nous voulons insister sur une idée très forte : la caractéristique de ces emplois est qu'ils intéressent des jeunes dont nous disons qu'ils n'ont pas de qualifications reconnues.

Nous pensons qu'il est important de travailler avec l'ensemble des partenaires concernés, à ce qu'au terme du parcours qu'ils engagent, ils puissent avoir une reconnaissance professionnelle reconnue, un diplôme osons le mot, qui leur garantissent non seulement la poursuite de l'emploi dans lequel ils vont rentrer dans les prochaines semaines mais aussi un avenir professionnel beaucoup plus ouvert.

Que la région s'associe pour les préparer à l'emploi d'avenir, pour envisager la suite de leur emploi d'avenir pour y parvenir me parait être de très bonne augure.

Que nous n'écartions pas l'hypothèse d'aider, pendant la période de l'emploi, ici ou là si c'est nécessaire à assurer cette formation est évidemment de bonne augure.

Bien entendu cette période en emploi appartient aux mesures existantes gérées par les organismes paritaires collecteurs et la région n'a évidemment pas mission de se mettre à leur place.

Mais je veux insister sur une idée. Si nous voulons que cette qualification reconnue le soit au terme du parcours, il y a deux préoccupations à avoir. La première est d'identifier les emplois dans lequel ils vont entrer comme des emplois ayant de l'avenir et la seconde de véritablement construire un grand parcours avec eux qui aille du début à la fin vers cette qualification nécessaire.

Nous avons une délibération qui évoque la question des CARED (Contrat d'Aide au Retour à l'Emploi Durable). Beaucoup auront noté le secondaire de cette affaire qui tient au fait que nous clarifions l'ensemble des dispositifs « CARED » en revenant sur six ou sept délibérations qui ont multiplié un certain nombre de dispositifs conjoints aux CARED, ce qui nous parait très important, et j'y insiste à nouveau : alors que nous avons assister au cours des années passées à quelques glissements de CDI vers des CDD, il est affirmé de manière extrêmement claire que le CARED est associé à un contrat de travail en CDI et comme je le disais au départ cela n'est pas anodin. Le CDI est pour notre part le contrat de travail ordinaire, le CDD devant être, dans des conditions bien délimitées, l'exception.

Enfin la Région s'annonce comme étant prête à mettre en œuvre le Contrat de Génération dès lors que le dispositif aura été définitivement arrêté.

Nous voyons ici que nous avons une délibération qui nous permet de faire face à une situation de l'emploi gravement dégrader et comme je le disais tout à l'heure, certains parlent d'accord « donnant-donnant ».

Si les salariés ont beaucoup donné, on a donné beaucoup aux actionnaires puisque vous lirez comme moi les dernières données : en 2008, en 2009, en 2010, en 2011 et pour 2012 il s'annonce la même chose, les dividendes versés aux actionnaires seront les mêmes qu'avant la crise.

Eux n'ont rien donné alors réfléchissons.