Jeu11232017

Last update11:22:10 AM

Font Size

Profile

Direction

Menu Style

Cpanel
Back Vous êtes ici : Accueil Agir Dans les luttes Relais d'appels Pétitions Equateur : un multimillionnaire piétine le droit syndical

Pétitions

Equateur : un multimillionnaire piétine le droit syndical

>signez l'appel<

(Appel Urgent n° 351 du 5 février 2012)

 

Le 9 décembre 2011 a été une triste journée pour Lester Gustavo Freire Burgos et pour la liberté syndicale en Équateur. Ouvrier et secrétaire général du syndicat FENACLE à la plantation de bananes de Los Alamos, Lester a été licencié et expulsé de son lieu de travail par des agents de sécurité. Sans aucune justification officielle, il a dû quitter son emploi après plus de treize ans au sein de cette plantation détenue par la multinationale Noboa.
Face à ce nouvel acte de répression, qui est loin d’être isolé, la FENACLE en appelle à la solidarité internationale pour exiger que la direction de Noboa réintègre ce travailleur dans l’entreprise et cesse toute pratique antisyndicale.

Les bananes font partie des produits les plus vendus et commercialisés au monde. La plupart sont cultivées dans de grandes plantations, pour le compte de multinationales du fruit comme Noboa qui sont elles-mêmes sous la pression des supermarchés. En Équateur, premier exportateur mondial de bananes, des milliers de personnes et leurs familles dépendent de ce commerce. Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’Équateur fait partie des cinq pays au monde où les violations des droits syndicaux sont les plus graves. «En Équateur le mot syndicat est diabolisé et le dialogue social est loin d’être une préoccupation pour les dirigeants d’entreprises.», souligne Angel Rivero, Président de la FENACLE.

Des listes noires sont même éditées avec le nom de celles et ceux qui participent de près ou de loin à une quelconque activité syndicale. Une fois qu’elles sont fichées, il est très difficile voire impossible pour les personnes syndiquées de trouver un emploi dans une autre entreprise. Los Alamos appartient à la multinationale Noboa, qui commercialise les bananes de marque « Bonita ». Située au 4 ème rang mondial du commerce international de la banane, Noboa est dirigée par Álvaro Noboa, entrepreneur et homme politique multimillionnaire, l’homme le plus riche d’Équateur (1).

Quand activité syndicale rime avec licenciement…

En mai 2011, comme l’exige la loi, 700 travailleurs-euses de la plantation de Los Alamos se réunissent pour élire leurs représentants syndicaux mais… tous les élus se font licencier sur le champ !

Peu après les salarié-e-s obtiennent une autorisation pour fonctionner comme un syndicat mais les nouveaux élu-e-s sont convoqué-e-s à tour de rôle au siège de l’entreprise à Guayaquil où ils subissent des menaces de licenciement et d’autres intimidations. Le 17 mai, un syndicat est formellement créé dans la plantation et 60 % des 1 200 travailleurs-euses s’y affilient dans l’espoir de négocier une convention collective. Lester Gustavo Freire Burgos en fait partie, et le 30 octobre 2011, il est même élu secrétaire général. Lester travaille dans la plantation de Los Alamos depuis le 17 décembre 1998 en tant qu’ouvrier soudeur. Los Alamos est aussi son lieu de résidence puisqu’il y vit avec sa famille.

Le 7 décembre 2011, alors qu’il s’apprête à commencer sa journée de travail, il est convoqué par la directrice des ressources humaines qui lui explique qu’elle a reçu l’ordre de le licencier. Il est ensuite expulsé de son lieu de travail sans ménagement par des agents de sécurité. Dans la foulée, on lui donne sept heures pour quitter son logement : un camion l’attend même devant sa porte afin qu’il charge ses effets personnels et qu’il quitte les lieux au plus vite !

Aucun motif de licenciement ne lui est communiqué : «J’ai toujours satisfait mon employeur et je ne comprends pas la raison de mon licenciement intempestif si ce n’est le fait d’avoir été élu secrétaire général du syndicat», estime-t-il. Le cas de Lester n’est pas un cas isolé : le 16 décembre 2011, la direction a aussi menacé Jorge Muñoz Nieto, secrétaire des finances, ainsi que tou-te-s les autres salarié-e-s ayant participé à la création du syndicat. C’est seulement grâce à la pression exercée par la FENACLE, avec le soutien de ses partenaires internationaux, qu’il n’y a pas eu d’autres nouveaux licenciements.

L’entreprise Noboa dans la ligne de mire

Noboa n’en est pas à ses premiers pas en matière de violation des droits. En 2002 déjà, nous l’avions interpellée pour des faits similaires survenus dans la même plantation (2).

Sans une réaction et une pression fortes aux niveaux national et international, les violations des droits des travailleurs-euses continueront chez Noboa. C’est pourquoi la FENACLE fait appel à la solidarité internationale pour que l’entreprise réintègre immédiatement Lester Freire, et cesse toute pratique antisyndicale .

Agissez en signant cet Appel et en le diffusant à vos contacts !

 

Si quelque chose va mal avec notre santé, nous pensons qu'il ya une solution à tous les cas dans un remède. Il existe divers médicaments utiles accessibles sans ordonnance. Habituellement, les hommes et les femmes sont affectés par des troubles sexuels. Si vous êtes préoccupé par la dysfonctionnement érectile, vous connaissez probablement déjà "azithromycine, azithromycin" et "". Que devez-vous battre sur ""? Si vous avez des inquiétudes au sujet de '', consultez votre fournisseur de soins de santé avant de prendre le médicament. En outre, cela peut inclure l'hypertension, l'anxiété ou une fuite veineuse. Une façon d'améliorer la dysfonction sexuelle est de faire plusieurs changements de style de vie au ralenti, un autre est la médecine. Le counseling peut être bénéfique. Ne jamais choisir plus que la dose prescrite de Kamagra. Si vous conjecturez lequel vous avez pu saisir une surdose de ce médecine, allez au service d'accident de votre hôpital local dès lequel possible.